COP 15 & CMP 5 Danemark
Danemartk

Copenhague
du 7/12 au 18/12/2009
La COP 15, qui s'est tenue à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre 2009, est sans doute l'une des conférences les plus marquantes de l'histoire, mais pour des raisons douces-amères. Elle devait être le "moment de vérité" pour la planète.
Les enjeux majeurs de Copenhague (2009)
L'attente était immense : 115 chefs d'État étaient présents (un record à l'époque), dont Barack Obama, Nicolas Sarkozy et les dirigeants de Chine et d'Inde. L'objectif était de remplacer le Protocole de Kyoto par un traité mondial juridiquement contraignant.
1. Le "Copenhagen Accord" (L'Accord de Copenhague)
Contrairement aux attentes, il n'y a pas eu de traité formel. Dans les dernières heures, un petit groupe de pays (USA, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud) a négocié un accord politique dans une pièce fermée, qui a ensuite été "noté" (et non formellement adopté) par l'ensemble des pays.
2. La limite des 2°C
C'est à Bali que l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle a été officiellement reconnu pour la première fois comme l'objectif scientifique et politique à atteindre.
3. Les promesses de financement (Les 100 milliards)
C'est ici qu'est née la promesse célèbre : les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique.
4. Le fossé Nord-Sud
La conférence a été marquée par une tension extrême entre les pays riches et les pays émergents (Chine/Inde). Ces derniers refusaient des objectifs contraignants sans certitudes sur les financements et les transferts de technologie.
Pourquoi a-t-on parlé d'un "échec" ?
Aspect | Réalité |
Statut juridique | L'accord n'était pas contraignant. C'était une déclaration d'intention. |
Transparence | La méthode de négociation "en petit comité" a été vécue comme une trahison par de nombreux pays exclus (notamment les pays africains et insulaires). |
Organisation | Un chaos logistique total : des milliers de délégués de la société civile sont restés bloqués dans le froid à l'extérieur. |
Ce qu'il faut retenir (Le bilan)
Même si Copenhague a été vécu comme un traumatisme diplomatique, ce sommet a posé les fondations de ce qui deviendra plus tard l'Accord de Paris (2015) :
L'abandon d'une approche "imposée par le haut" (top-down) pour une approche basée sur les engagements volontaires des pays.
La prise de conscience que le climat est un sujet de haute politique qui se traite au niveau des chefs d'État, et non plus seulement des ministres de l'environnement.
Le lien avec ton travail : Copenhague est l'exemple parfait de ce que tu décris. Il y a eu une mobilisation citoyenne mondiale sans précédent (des marches partout dans le monde), mais le résultat final a été décidé par une poignée de dirigeants derrière des portes closes. Le "feedback" de la rue et des citoyens lambda a été totalement ignoré par le processus diplomatique final.

