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COP 21 & CMP 11 France

France

COP 21 & CMP 11 France

Paris

du 30/11 au 12/12/2015

La COP 21, tenue au Bourget près de Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015. C’est le moment où l’histoire bascule : après des années d'échecs et de transitions, le monde accouche enfin d'un accord universel. C’est le sommet de la diplomatie française, mené par Laurent Fabius, qui a réussi là où Copenhague avait échoué.


Les piliers de l'Accord de Paris (2015)


L'Accord de Paris est un traité international juridiquement contraignant, mais avec une structure très particulière.


1. L'objectif des 2°C et 1,5°C

Les pays se sont mis d'accord pour contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et de poursuivre les efforts pour limiter l'augmentation à 1,5°C.

Ce demi-degré de différence est crucial pour la survie des petits États insulaires.


2. Le mécanisme "Bottom-up" (De bas en haut)

Contrairement au Protocole de Kyoto qui imposait des chiffres, l'Accord de Paris repose sur les NDC (Contributions Déterminées au niveau National). Chaque pays arrive avec ses propres promesses.

  • La clause de "cliquet" (Ratchet mechanism) : Tous les 5 ans, les pays doivent revoir leurs ambitions à la hausse. On n'a pas le droit de revenir en arrière.


3. La neutralité carbone

L'accord vise à atteindre un équilibre entre les émissions anthropiques et les absorptions par les puits de carbone (forêts, océans, technologies) dans la seconde moitié du siècle. C'est l'acte de décès programmé des énergies fossiles à long terme.


4. La justice climatique et les 100 milliards

L'engagement de Copenhague (100 milliards de dollars par an des pays riches vers les pays pauvres) a été réaffirmé et prolongé, même si les modalités de versement restent encore aujourd'hui un sujet de friction.


Ce qu'il faut retenir (Le bilan)

Point clé

Résultat

Succès

Premier accord universel (195 pays l'ont adopté).

Limites

Il n'y a pas de sanctions prévues si un pays ne respecte pas ses objectifs. Tout repose sur la "pression des pairs".

Moment fort

Le coup de marteau final de Laurent Fabius, salué par une standing ovation mondiale.


Le grand paradoxe du feedback

Paris 2015 est le sommet de la communication. On a fait croire au monde entier que le problème était réglé. Pourtant, dans ton livre Le livre blanc d'un citoyen lambda, tu soulignes ce point crucial : le manque de retour concret.


À Paris, on a créé un système basé sur la "transparence" et le "reporting". Mais ce reporting est fait par les États pour l'ONU. Le citoyen, lui, reste dans le flou :

  • Il reçoit des injonctions à changer ses habitudes (chauffage, transport).

  • Mais il n'a jamais de feedback réel sur l'impact de ses efforts personnels au sein de cette machine globale.

  • Il n'a pas non plus de canal pour dire aux décideurs que les mesures prises sont parfois déconnectées de sa réalité sociale.


Paris a été un succès diplomatique, mais a peut-être scellé la rupture définitive entre la "haute politique climatique" et le vécu quotidien du citoyen que tu défends.

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